Portrait collaborateur : Karim Benhamed
Depuis 2022, Karim jongle entre communication et développement d’Okoté. Dans ce portrait, il revient sur son parcours, les coulisses de son quotidien et ce qui l’anime dans son travail.
– Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?
Je m’appelle Karim et j’ai suivi un master en responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE). À l’issue de mes études, j’ai effectué un stage au sein de la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE), où je suis finalement resté près de six ans. Mon rôle consistait à mobiliser les entreprises du territoire autour d’actions à impact social et environnemental. Nous travaillions notamment auprès de personnes en situation de précarité, de jeunes scolarisés en réseau d’éducation prioritaire ou encore de primo-arrivants.
C’est dans ce cadre que j’ai rencontré Nadia avec qui j’ai travaillé sur une action visant à rapprocher les entreprises du territoire et les jeunes des quartiers. Lorsqu’une opportunité s’est présentée chez France Active Alsace, elle m’a encouragé à postuler. J’ai passé un entretien en 2022 et rejoint l’équipe quelques mois plus tard.
Depuis, je partage mon temps entre le développement d’Okoté, notamment sur le territoire du Haut-Rhin, et la communication de France Active Alsace.
– Okoté, qu’est-ce que c’est et quelle est son ambition sur le territoire ?
Ce qu’on connaît le mieux d’Okoté, c’est sa plateforme de financement participatif. Mais notre ambition va bien au-delà du financement : nous voulons créer des liens et favoriser la coopération entre les différents acteurs du territoire autour de projets engagés.
Concrètement, cela commence par une campagne de financement participatif, à laquelle chacun peut contribuer. Mais nous souhaitons que cette dynamique se poursuive au-delà de la campagne, grâce à l’engagement bénévole des citoyens, à des liens renforcés avec les collectivités et à des partenariats durables avec les entreprises.
C’est aussi le rôle de France Active : faire travailler ensemble les acteurs d’un territoire pour faire émerger et concrétiser des projets qui répondent à des besoins locaux.
– Tu occupes aujourd’hui deux fonctions chez France Active, l’une consacrée à Okoté et l’autre à la communication. Comment en es-tu arrivé à les exercer toutes les deux ?
Dès le départ, mon poste a été conçu pour associer le développement d’Okoté sur le territoire du Haut-Rhin et la communication de France Active Alsace.
Auparavant, la communication était assurée par une personne de l’équipe, en complément de ses missions principales. À son départ, Florence et l’équipe ont souhaité qu’une personne puisse s’y consacrer pleinement, sans pour autant recruter à temps plein sur cette seule fonction. L’idée de l’associer au développement d’Okoté a donc fait sens, d’autant que l’accompagnement des associations dans leur communication fait aussi partie de mes missions.
De mon côté, j’avais déjà eu l’occasion de mener des actions de communication à la Fondation FACE, en parallèle de mes missions principales. J’y avais pris goût, et la perspective de pouvoir consacrer une partie de mon temps à cette activité m’a particulièrement attiré.
– En quoi consiste ton rôle en communication ?
Mon rôle, c’est de faire connaître et de valoriser l’action de France Active Alsace : expliquer ce que nous faisons, faire comprendre notre rôle et rendre notre offre plus visible auprès de celles et ceux qui pourraient en avoir besoin. C’est aussi donner de la visibilité aux structures que nous accompagnons.
Les structures de l’ESS sont souvent très mobilisées par leur cœur de métier et la mise en œuvre de leurs projets. Elles n’ont pas toujours le temps ou les ressources nécessaires pour communiquer sur leurs actions. C’est aussi notre rôle chez France Active de mettre en lumière ces initiatives et de faire connaître l’engagement des entrepreneurs du territoire.
– Et du côté d’Okoté, quelle est ta mission ?
Mon rôle consiste à accompagner les porteurs de projet vers la réussite de leur campagne de financement participatif. Cela passe notamment par un important travail sur la communication : clarifier la raison d’être du projet, apprendre à le présenter de manière convaincante et donner envie aux citoyens, aux entreprises et aux collectivités de le soutenir.
Mais l’accompagnement commence bien avant le lancement d’une campagne. Nous échangeons avec les porteurs de projet pour comprendre leurs besoins et vérifier que leur initiative répond aux critères d’Okoté, mais aussi qu’ils sont prêts à se lancer. Certains projets ont besoin de mûrir davantage ; dans d’autres cas, la situation est trop urgente pour qu’une campagne de financement participatif soit la bonne réponse.
Notre rôle, à toute l’équipe Okoté, est aussi de savoir dire qu’il vaut mieux attendre, et d’inviter les porteurs de projet à revenir lorsque les conditions seront plus favorables. L’objectif reste de les accompagner au mieux, même si cela signifie que leur campagne ne se lance pas immédiatement.
– Concrètement, comment t’organises-tu au quotidien pour faire tenir la com et Okoté dans le même agenda ?
Ce n’est pas toujours évident ! Mon quotidien varie beaucoup d’une semaine à l’autre, selon les priorités et les projets en cours. Côté communication, certains temps forts sont identifiés dans l’année, comme le chantier du site internet, le rapport d’engagement ou encore les cartes de vœux. Mais d’autres besoins émergent au fil de l’eau, ce qui demande beaucoup de souplesse et d’adaptation au quotidien.
J’ai aussi eu la chance d’être accompagné par une alternante, Léane, à qui j’ai pu confier certaines missions. Sa présence m’a aidé à mieux articuler mes deux fonctions et à trouver un meilleur équilibre dans mon organisation.
Mais cette expérience ne s’est pas résumée à une aide supplémentaire. Accompagner Léane dans son apprentissage était une mission à part entière : il ne s’agissait pas simplement de lui déléguer des tâches, mais aussi de rester disponible pour la guider et l’aider à progresser. J’ai beaucoup apprécié cette expérience, qui a été très formatrice pour moi également.
– En dehors du travail, que fais-tu de ton temps libre ?
Je lis de la fantasy et de la science-fiction, je regarde des séries et je joue aux jeux vidéo. Je suis un geek dans l’âme !
D’ailleurs, un jeu m’a particulièrement marqué récemment : Split Fiction. On y suit deux romancières, l’une spécialisée dans la fantasy, l’autre dans la science-fiction, qui se retrouvent plongées dans les mondes qu’elles ont imaginés. Le jeu est entièrement coopératif et mêle les univers des deux autrices. Ça faisait longtemps qu’un jeu ne m’avait pas autant plu ! J’ai adoré son côté immersif et la diversité des univers traversés : véhicules volants, combats à l’épée, châteaux, dragons… Tout ce qui a bercé mon enfance !
Je pense que cet intérêt pour les univers imaginaires se retrouve aussi dans mon attrait pour l’informatique, qui fait partie des domaines qui me passionnent.
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