Catégorie :
Portraits de bénévoles
Associations territoriales :
France Active Alsace
Date de publication :
29 septembre 2026

Portrait bénévole : Alain VAUTRAVERS

Lieu :
Alsace
Étiquettes :
Portrait bénévole

À l’occasion des 30 ans de France Active Alsace, Alain Vautravers revient sur son parcours au sein de l’association. Bénévole au comité de décision alors qu’il était encore en activité professionnelle, puis président de l’association et aujourd’hui président de comités de décision, il a été témoin de nombreuses évolutions.

Il partage son regard sur ces transformations, mais aussi sur ce qui, selon lui, n’a jamais changé : l’engagement des bénévoles et des salariés, la bienveillance et la volonté d’être au service des porteurs de projets.


Ce qui me donne envie de m’engager depuis toutes ces années, et de continuer aujourd’hui encore alors que j’ai quitté mes fonctions de président, c’est l’intérêt que j’y trouve.

Comme je le dis souvent, c’est un véritable bain de jouvence de me retrouver au milieu de tous ces professionnels motivés et engagés, qui accompagnent les créateurs d’entreprise avec bienveillance et mettent leurs compétences à leur service.

J’ai fait toute ma carrière dans une grande institution publique et, comme vous le savez sans doute, je suis également membre du Rotary, dont la devise est « servir ». Je trouve que, tant qu’on le peut, il est important d’apporter les compétences et l’expérience dont on dispose.

C’est ce qui me donne envie de continuer, aussi longtemps que possible, à participer aux comités de France Active Alsace.

Au début de mon parcours, cela a d’abord été une découverte. Je ne connaissais pas France Active Alsace lorsque j’étais encore en activité professionnelle. L’un de mes adjoints, durant mes dernières années d’exercice, participait au comité, bénévolement bien sûr, sans que je le sache d’ailleurs. Il venait notamment aux réunions qui se tenaient entre midi et quatorze heures.

À l’époque, le président de France Active Alsace, Martial Bellon, m’avait fait demander par son intermédiaire si j’accepterais de lui succéder à la présidence. J’avais refusé, d’abord parce que je ne connaissais pas la structure et ensuite parce qu’étant encore en activité, cela me paraissait difficilement compatible avec mes fonctions.

Quelques années plus tard, lorsque j’ai cessé mon activité professionnelle, il est revenu à la charge. J’ai alors accepté et j’ai découvert une structure tout à fait intéressante, originale, qui apporte véritablement quelque chose. Cela m’a donné envie de m’impliquer et, aujourd’hui encore, de continuer.

Avec le recul, ce qui me vient à l’esprit, ce sont des notions de solidarité, de bienveillance, de disponibilité et d’accompagnement.

J’ai également participé à un certain nombre de réunions nationales de France Active, où j’ai rencontré des personnes qui partageaient de véritables valeurs. C’est ce que je retiens le plus de ce parcours : cela a été très riche en découvertes personnelles.

Au-delà de l’association elle-même, ce sont aussi les personnes qui la composent qui m’ont particulièrement marqué. Elles sont particulièrement attachantes.

Pour France Active Alsace, c’est avant tout l’ampleur qu’a prise le réseau et la diversité de ses actions.

Lorsque j’en ai pris la présidence, fin 2004, il y avait cinq salariés et nous accompagnions quelques dizaines d’entreprises par an, essentiellement sur la garantie — ce qui reste encore aujourd’hui une activité importante — et sur le DLA.

Quand je mesure le chemin parcouru, le changement est considérable. Nous sommes passés de quelques dizaines de TPE accompagnées chaque année à plus de 300. Le DLA s’est maintenu, même s’il a évolué, et l’intervention auprès des structures de l’économie sociale et solidaire s’est également développée : d’une dizaine d’entreprises par an, nous sommes passés à plus de 30.

De nombreuses autres initiatives ont également vu le jour.

Ce qui me frappe le plus au cours de ces 30 dernières années, c’est donc l’ampleur et le développement qu’a pris France Active Alsace. Cela montre, à mon avis, à quel point une organisation comme celle-ci répond à un véritable besoin.

Je pourrais également ajouter l’attractivité de la structure pour celles et ceux qui viennent y apporter leur concours. De cinq salariés à l’époque, nous sommes passés à environ 25, sans difficulté particulière de recrutement.

C’est donc une structure attractive, alors même qu’elle ne propose pas forcément les mêmes avantages que peuvent offrir de grandes banques, par exemple.

Ce qui n’a jamais changé, pour moi, c’est l’implication de toutes celles et ceux qui font vivre l’association.

Je pense d’abord aux membres des comités, qui sont tous bénévoles et qui viennent, une fois par mois, prendre le temps d’étudier les dossiers et d’apporter leurs compétences pour contribuer aux décisions.

Mais je pense aussi aux salariés, aux chargés de mission, qui sont eux aussi très impliqués.

Une anecdote m’a particulièrement marqué. Lorsque les 35 heures ont été mises en place, nous avons évidemment adopté les nouvelles règles et il fallait les faire respecter. Il nous arrivait donc de dire à certains salariés qui continuaient à travailler : « Écoutez, maintenant il est l’heure, il faut partir ! ». Et parfois, ils n’étaient pas très satisfaits. Ils nous répondaient : « Mais on est sur un dossier et on a envie de le finir ! Peu importe les 35 heures ! »

C’était assez révélateur de leur implication. Et cette implication n’a pas changé. Il y a toujours cette volonté de faire avancer les projets et cette bienveillance vis-à-vis des porteurs de projets que nous accompagnons.

Ce sont vraiment des valeurs qui, pour moi, n’ont pas changé. Et heureusement.

L’accompagnement, tout simplement.

France Active Alsace est au service de l’emploi, une mission qu’elle exerce avec bienveillance, professionnalisme et persévérance.

Il y a une première fierté, qui a d’ailleurs été soulignée depuis de nombreuses années au niveau national : nous avons réussi à accompagner le développement de l’entrepreneuriat féminin.

Il y a 15 ou 20 ans, lorsque j’étais président, la Délégation aux droits des femmes participait à nos comités. Presque chaque année, la déléguée pour l’Alsace nous faisait part des félicitations de son ministère au niveau national, car l’Alsace réussissait à accompagner, dans les projets de création, environ 50 %, parfois même un peu plus, de structures portées par des femmes.

C’était une volonté nationale : faire progresser la place des femmes dans le monde de l’entreprise. Et en Alsace, nous avons très tôt réussi à atteindre cette forme de parité dans les projets accompagnés.

J’ai également une autre source de fierté, davantage liée à notre action au quotidien : le taux de réussite des actions que nous menons en matière de création d’entreprise. Les échecs restent très rares et se situent à un niveau inférieur à la moyenne nationale.

C’est aussi, à mes yeux, une belle reconnaissance de la qualité du travail réalisé par France Active Alsace.


Envie de vous engager à votre tour ?

Découvrez comment rejoindre France Active Alsace en tant que bénévole, ou partez à la rencontre de celles et ceux qui font vivre l’association au quotidien.