Renforcer la gouvernance partagée dans les structures de l’ESS

6 Jan 2025

Le 4 juillet dernier, une rencontre organisée par l’équipe du DLA 54 (Dispositif Local d’Accompagnement) a permis de sensibiliser les participants à la gouvernance partagée et au pilotage stratégique des structures de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). De ces échanges est née la première fiche mémo du DLA 54, un outil pratique conçu pour accompagner les associations, coopératives, fondations et autres acteurs de l’ESS.

Une fiche repère pour des solutions concrètes

Cette fiche, véritable synthèse des discussions, met en avant 6 fondamentaux de la gouvernance partagée, accessibles à toutes les structures de l’ESS. Elle offre des pistes de solutions concrètes pour répondre aux enjeux majeurs, notamment en matière de :

  • Diversité et engagement bénévole : comment mobiliser efficacement les bénévoles et créer une dynamique inclusive ?
  • Accueil et implication des nouveaux bénévoles : quels leviers actionner pour intégrer durablement ces ressources essentielles ?
  • Partage des pouvoirs et coordination stratégique : des repères pour mieux répartir les responsabilités et aligner les actions sur les objectifs stratégiques.

Le DLA, un dispositif au service de l’ESS

Pour rappel, le DLA (Dispositif Local d’Accompagnement) soutient les structures de l’ESS dans la consolidation et le développement de leurs projets. Entièrement gratuit, ce dispositif accompagne les organisations dans leurs démarches pour renforcer leur impact social et économique. Pour en savoir plus sur le DLA et ses actions, rendez-vous sur le site www.info-dla.fr.

    Denise ARNOLD

    Présidente de Patrimoine et Emploi

    Denise, pouvez vous nous en dire plus sur Patrimoine et Emploi ?

    Depuis près de 20 ans, Patrimoine et Emploi permet à 22 personnes éloignées de l’emploi de reprendre pied par l’activité. En 2024, face à des défis de structuration et de trésorerie, l’association a sollicité France Active Alsace pour un soutien à la fois financier et stratégique.

    Nous faisions face à une tension de trésorerie sérieuse, liée à des retards de versement de subventions. Le prêt à taux zéro a été une bouffée d’oxygène, et l’accompagnement nous a permis de poser les bonnes questions sur notre modèle.

    Quels défis rencontre votre structure ?

    Comme beaucoup d’acteurs de l’insertion, nous devons conjuguer qualité de l’accompagnement social et équilibre économique.
    Cela implique de chercher des chantiers adaptés, d’ajuster nos moyens, et parfois de nous réinventer dans notre fonctionnement, qui plus est, en milieu rural.

     

    Justement, quelles sont ces spécificités en milieu rural ?

    L’insertion en zone rurale, c’est autre chose. Il faut composer avec un tissu économique plus restreint, une moindre densité d’opportunités, et des publics parfois très éloignés de l’emploi. On ne peut pas tout faire. Il faut identifier des activités compatibles avec le rythme et les capacités des personnes qu’on accompagne. Et cela suppose de travailler main dans la main avec les acteurs locaux.

     

    Vous évoquez aussi la nécessité de “sortir de la vallée”. Que voulez-vous dire ?

    Nous sommes très ancrés localement, mais pour assurer la pérennité de notre projet, il faut aussi regarder au-delà. Sortir de la vallée, c’est nouer des partenariats, construire de nouvelles synergies, renforcer notre visibilité.

     

    Quel message souhaitez-vous faire passer ?

    L’insertion est une richesse pour les territoires. Il faut l’entretenir, l’adapter, la soutenir. Et cela passe par une coopération active entre acteurs associatifs, collectivités, partenaires économiques et financeurs.