Portrait collaborateur : Marie GIRARDOT

27 Mar 2025

Passer du financement bancaire classique à l’accompagnement des structures de l’ESS, c’est tout un monde … Découvrez le parcours et les défis de Marie à travers son interview !

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?


J’ai commencé par un BTS Commerce international à Nancy, puis j’ai intégré une école de commerce à Pau, où j’ai suivi mon master en comptabilité en alternance dans une banque. À l’issue de cette formation, j’ai été embauchée dans la même agence, située dans le sud de la France.

Par la suite, j’ai demandé ma mutation à Strasbourg avant de rejoindre France Active Alsace. Au total, j’ai passé sept ans dans le domaine bancaire, en comptant mon alternance. J’ai choisi de poursuivre dans ce secteur après avoir assisté à une présentation sur les métiers de la banque lors de ma première année de master.

Ce qui m’a plu, c’est l’alliance entre la relation client et l’aspect rigoureux du travail, qui demande d’être organisé et structuré.
 

Quelles différences as-tu constatées entre ton expérience en banque et ton travail chez France Active Alsace ?


Le cadre de travail ici est très différent de celui que j’ai connu en banque, notamment en ce qui concerne les relations avec les porteurs de projet. Travailler dans une structure plus petite change aussi le fonctionnement : il y a une plus grande proximité avec la direction et les managers, ce qui facilite les échanges.

Bien que les bases restent similaires, mon expérience en banque était plus mécanique, avec des processus bien rodés. Aujourd’hui, j’ai l’opportunité de diversifier mes tâches, qui varient en fonction des besoins et des projets.
 

Quelles sont tes principales missions et ton rôle au sein de France Active Alsace ?


Je suis chargée de projets financement au sein du pôle ESS de France Active Alsace. Mon rôle consiste à accompagner les structures de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) dans leurs besoins de financement, que ce soit sous forme de prêts ou de garanties.

J’interviens également dans la mise en place de tours de table financiers, le suivi des structures accompagnées et le développent de l’activité du pôle financement.
 

Selon toi, pourquoi les structures de l’ESS sont-elles essentielles dans notre société ?


Les structures de l’ESS jouent un rôle essentiel dans notre société, car elles permettent de faire bouger les territoires et d’apporter des réponses concrètes à des problématiques spécifiques, souvent délaissées par d’autres acteurs.

Elles ont une véritable utilité sociale, notamment en favorisant l’insertion des personnes en difficulté et en soutenant des publics spécifiques. En agissant directement pour la population, elles contribuent à dynamiser le territoire et à renforcer le lien social.
 

Peux-tu nous partager une histoire qui t’a particulièrement marquée, qu’elle soit inspirante ou un défi relevé ?


Celle d’une femme au parcours semé d’embûches, qui a fait preuve d’une détermination incroyable pour rebondir et concrétiser son projet ! Malgré les difficultés, elle n’a jamais baissé les bras et a su transformer chaque obstacle en une force pour avancer.

Aujourd’hui, son projet est sur le point de voir le jour, et nous sommes fiers de l’accompagner dans cette belle aventure. Son engagement et sa résilience sont une véritable source d’inspiration, et c’est précisément pour ce type de parcours que j’aime mon métier.
 

Qu’est-ce qui te motive le plus dans ton travail ?


Ce qui me motive le plus, c’est la diversité des projets que j’accompagne. Chaque structure a sa propre histoire, ses ambitions et ses défis, ce qui rend mon quotidien particulièrement enrichissant. J’aime découvrir des initiatives variées et avoir une vision d’ensemble sur l’écosystème de l’ESS.

Mais ce qui fait aussi toute la différence, c’est l’équipe de France Active Alsace. L’accueil chaleureux que j’ai reçu, la bienveillance et l’entraide qui règnent ici m’ont tout de suite donné envie de rejoindre l’aventure.

Rien que lors de mon entretien, échanger avec tous les membres de l’équipe m’a convaincue que c’était l’environnement de travail dans lequel je voulais évoluer ! 

Après le travail, qu’est-ce qui te passionne où te permet de te ressourcer ?


La moto ! Ce sentiment de liberté et de légèreté, le fait de pouvoir tout oublier le temps d’un trajet, c’est une vraie bouffée d’air frais. Bien sûr, je garde toujours à l’esprit les notions de prudence et de sécurité, mais cette sensation d’évasion est inégalable !

Je suis également arbitre lors matchs de football américain. C’est un sport qui demande rigueur et concentration, et cet engagement me permet de cultiver mon sens de l’organisation et de la prise de décision rapide. Ces deux activités, aussi différentes soient-elles, m’apportent un équilibre précieux en dehors du travail.
 

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat engagé aujourd’hui ? 


Prendre le temps de construire son projet tout en s’entourant de bons interlocuteurs et ne pas hésiter à demander conseil à d’autres structures qui œuvrent dans le même domaine d’activité ! C’est important de ne pas rester dans son coin !
 

Denise ARNOLD

Présidente de Patrimoine et Emploi

Denise, pouvez vous nous en dire plus sur Patrimoine et Emploi ?

Depuis près de 20 ans, Patrimoine et Emploi permet à 22 personnes éloignées de l’emploi de reprendre pied par l’activité. En 2024, face à des défis de structuration et de trésorerie, l’association a sollicité France Active Alsace pour un soutien à la fois financier et stratégique.

Nous faisions face à une tension de trésorerie sérieuse, liée à des retards de versement de subventions. Le prêt à taux zéro a été une bouffée d’oxygène, et l’accompagnement nous a permis de poser les bonnes questions sur notre modèle.

Quels défis rencontre votre structure ?

Comme beaucoup d’acteurs de l’insertion, nous devons conjuguer qualité de l’accompagnement social et équilibre économique.
Cela implique de chercher des chantiers adaptés, d’ajuster nos moyens, et parfois de nous réinventer dans notre fonctionnement, qui plus est, en milieu rural.

 

Justement, quelles sont ces spécificités en milieu rural ?

L’insertion en zone rurale, c’est autre chose. Il faut composer avec un tissu économique plus restreint, une moindre densité d’opportunités, et des publics parfois très éloignés de l’emploi. On ne peut pas tout faire. Il faut identifier des activités compatibles avec le rythme et les capacités des personnes qu’on accompagne. Et cela suppose de travailler main dans la main avec les acteurs locaux.

 

Vous évoquez aussi la nécessité de “sortir de la vallée”. Que voulez-vous dire ?

Nous sommes très ancrés localement, mais pour assurer la pérennité de notre projet, il faut aussi regarder au-delà. Sortir de la vallée, c’est nouer des partenariats, construire de nouvelles synergies, renforcer notre visibilité.

 

Quel message souhaitez-vous faire passer ?

L’insertion est une richesse pour les territoires. Il faut l’entretenir, l’adapter, la soutenir. Et cela passe par une coopération active entre acteurs associatifs, collectivités, partenaires économiques et financeurs.