Après quatre mois chez France Active Alsace, Delphine Hipp revient sur ses premiers pas au sein de la structure. Entre analyse de projets, échanges avec des acteurs engagés et découverte de l’ESS, elle partage ce qui l’anime au quotidien et ce qui donne du sens à son rôle.
– Peux-tu te présenter et revenir sur ton parcours ?
Après un début de carrière dans la finance, j’ai choisi de travailler au sein de structures plus en phase avec mes appétences et mon intérêt pour l’accompagnement. J’ai donc travaillé chez Initiative Strasbourg, où j’étais en charge de l’octroi de prêts d’honneur et l’accompagnement de TPE essentiellement des artisans et commerçants. J’y suis restée huit ans. J’ai beaucoup aimé ce poste car j’ai beaucoup appris et suis montée en compétence au fil des années sur des sujets plus techniques. Le cœur du métier restait l’accompagnement humain.
J’ai ensuite travaillé un an chez BGE en Bretagne, sur le dispositif des Accélérateurs, dédié aux porteurs de projets en QPV (quartiers prioritaires de la politique de la ville), avant de revenir en Alsace et de rejoindre France Active Alsace en janvier.
– Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre France Active Alsace ?
Je connaissais déjà bien France Active Alsace avant de rejoindre la structure. C’est une association dans laquelle j’ai toujours eu envie de travailler, pour son collectif et ses valeurs. J’étais aussi attirée par le fait de rejoindre une équipe étoffée afin de travailler sous un angle de compétences transversales. Florence Rémy, directrice de France Active Alsace, a une vision de la structure qui est, selon moi, en cohérence avec l’air du temps notamment sur l’aspect RSE.
Je suis donc arrivée en janvier dans le pôle ESS en tant que chargée de projets financement. Le fait de pouvoir octroyer des financements à ces structures là est pour moi une continuité des compétences que j’ai accumulées sur toutes ces années, en cohérence avec mes valeurs et ma vision de l’économie. Je suis ravie aujourd’hui d’exercer cette mission.
– Après quelques mois ici, quels premiers éléments t’ont le plus marquée dans ton expérience ?
Ce qui me plaît particulièrement sur le plan professionnel, c’est la possibilité de proposer un accompagnement global. À travers les différents pôles : financement, accompagnement via des formations, DLA, diagnostics, ou encore campagnes de crowdfunding, il devient possible de soutenir les structures à chaque étape, tout en favorisant leur visibilité et en rassemblant des partenaires publics et privés autour d’un même projet.
Je trouve que c’est vraiment la force de France Active : on touche tous les spectres pour proposer un accompagnement de qualité.
– Quelles activités occupent le plus ton quotidien ?
On est en lien avec les structures de l’ESS : associations, structures engagées, SCOP, SCIC, sociétés à mission… On réceptionne leurs demandes de financement. Pour ça, on a besoin d’éléments comptables et d’une vision globale du projet et de l’organisation.
On analyse ces éléments, puis on passe beaucoup de temps en rendez-vous à comprendre comment la structure fonctionne, à décortiquer, à collecter un maximum d’informations pour produire une note de qualité.
Chez France Active, les chargés de mission sont vraiment les porte-parole des structures accompagnées. On rédige des notes de synthèse qui sont ensuite présentées à l’oral en comité.
– Y a-t-il un moment ou une rencontre qui t’a particulièrement marquée depuis ton arrivée ?
Je suis en train de découvrir l’univers des entreprises d’insertion et des entreprises adaptées, qui permettent aux personnes éloignées de l’emploi ou en situation de handicap de retrouver une activité professionnelle.
C’est quelque chose qui donne beaucoup de valeur à mon travail, le fait de pouvoir contribuer à ce mouvement-là. Et ce sont des structures avec lesquelles je n’avais pas eu l’occasion de travailler auparavant.
– Qu’est-ce qui te donne le plus de satisfaction à travailler dans l’ESS ?
Ce que je trouve intéressant dans l’ESS, c’est de pouvoir allier l’humain, l’engagement, et le fait de travailler avec des structures à impact social, sociétal ou environnemental. Ce sont des structures qui arrivent à en vivre, avec des modèles hybrides, qui font la synthèse entre activité économique, humain et impact territorial.
Ce sont des entreprises qui sous certains aspects sont plus résilientes face aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. Et je suis ravie d’apprendre chaque jour comment ces structures fonctionnent.
– Et pour finir : si tu devais choisir une musique qui reflète ton humeur du moment ?
Against The Dying Of The Light de José Gonzalez.
Parce que c’est une chanson qui est récente et qui résonne comme un appel à préserver la lumière de l’humanité. Je suis cet artiste depuis 2003 avec la sortie de Heartbeats. J’écoute beaucoup de chansons acoustiques guitare voix. Ça aurait pu aussi être immensita de Andrea Laszlo De Simone ou une chanson de Devendra Banhart, difficile de n’en choisir qu’une !
