Été Indien, bénéficiaire d’un prêt solidaire

3 Avr 2023

portrait de Benjamin d'Ete Indien

Benjamin, peux-tu nous parler d’Été Indien ?

Benjamin BRAQUET – Gérant d’Eté Indien– Ardennes (Silver Economy) :

L’Été Indien c’est une structure qui propose de l’activité physique adaptée aux jeunes séniors pour favoriser leur mieux-être et renforcer leur autonomie. 

La structure propose un service en présentiel, avec des cours de 10 à 12 personnes dirigés par des enseignants en Activité Physique Adaptée, ainsi qu’un service en distanciel avec des vidéos et une plateforme en ligne. Elle s’appuie sur un réseau d’enseignants d’Activité Physique Adaptée pour que les cours qu’elle propose soit adaptés au public cible.

Benjamin, qu’a pu t’apporter l’accompagnement de France Active?

Quand je pense FACA, je pense déjà agrément ESUS. C’est, en effet, grâce à eux que nous avons eu connaissance de l’agrément d’Etat « Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale ». Grâce à cet agrément nous avons gagné en crédibilité aux yeux de nos clients et partenaires.

Puis le lien avec FACA s’est renforcé grâce au soutien financier dont Eté Indien a pu bénéficier. Le prêt attribué malgré le contexte de crise sanitaire et économique nous a permis de poursuivre le recrutement de collaborateurs dans l’entreprise mais aussi d’investir dans le développement informatique d’outils de coaching pour les seniors que nous accompagnons. 

Denise ARNOLD

Présidente de Patrimoine et Emploi

Denise, pouvez vous nous en dire plus sur Patrimoine et Emploi ?

Depuis près de 20 ans, Patrimoine et Emploi permet à 22 personnes éloignées de l’emploi de reprendre pied par l’activité. En 2024, face à des défis de structuration et de trésorerie, l’association a sollicité France Active Alsace pour un soutien à la fois financier et stratégique.

Nous faisions face à une tension de trésorerie sérieuse, liée à des retards de versement de subventions. Le prêt à taux zéro a été une bouffée d’oxygène, et l’accompagnement nous a permis de poser les bonnes questions sur notre modèle.

Quels défis rencontre votre structure ?

Comme beaucoup d’acteurs de l’insertion, nous devons conjuguer qualité de l’accompagnement social et équilibre économique.
Cela implique de chercher des chantiers adaptés, d’ajuster nos moyens, et parfois de nous réinventer dans notre fonctionnement, qui plus est, en milieu rural.

 

Justement, quelles sont ces spécificités en milieu rural ?

L’insertion en zone rurale, c’est autre chose. Il faut composer avec un tissu économique plus restreint, une moindre densité d’opportunités, et des publics parfois très éloignés de l’emploi. On ne peut pas tout faire. Il faut identifier des activités compatibles avec le rythme et les capacités des personnes qu’on accompagne. Et cela suppose de travailler main dans la main avec les acteurs locaux.

 

Vous évoquez aussi la nécessité de “sortir de la vallée”. Que voulez-vous dire ?

Nous sommes très ancrés localement, mais pour assurer la pérennité de notre projet, il faut aussi regarder au-delà. Sortir de la vallée, c’est nouer des partenariats, construire de nouvelles synergies, renforcer notre visibilité.

 

Quel message souhaitez-vous faire passer ?

L’insertion est une richesse pour les territoires. Il faut l’entretenir, l’adapter, la soutenir. Et cela passe par une coopération active entre acteurs associatifs, collectivités, partenaires économiques et financeurs.