Lucas, bénéficiaire d’une garantie bancaire

26 Jan 2023

À 28 ans pour réaliser son rêve : vivre de sa passion pour la pâtisserie-chocolaterie 

Portrait de Lucas en tenue de pâtissier

Lucas , comment est née l’idée d’ouvrir votre propre chocolaterie pâtisserie ?

Il y a environ huit ans, vers la fin de mon apprentissage en pâtisserie, j’ai commencé à réfléchir plus sérieusement à l’idée de devenir mon propre patron. Puis j’ai parlé de mon souhait auprès de mon entourage. A partir de ce moment, c’était clair : un jour, j’ouvrirai ma propre chocolaterie pâtisserie. Il y a deux ans, alors que j’étais responsable de laboratoire d’une belle chocolaterie mulhousienne où je pouvais mettre en œuvre toutes mes idées, j’ai décidé de me laisser 24 mois pour ouvrir ma propre boutique. Et aujourd’hui nous y sommes.

Actuellement les travaux sont en cours au laboratoire de production. Du côté de la boutique, les travaux d’aménagement vont commencer très prochainement. La boutique devrait ouvrir ses portes  fin octobre/début novembre afin d’assurer la période des fêtes, évènement à ne pas rater dans le secteur.

Pour m’accompagner dans cet évènement, j’ai la chance d’être très bien entouré, tant par mes futurs collaborateurs que par ma famille depuis le début de mon projet. Ainsi, si je devais résumer mon expérience face à l’ entrepreneuriat je dirais que c’est une aventure palpitante et dévorante.

Chloë , quels étaient les besoins de Lucas lorsque vous l’avez rencontré ?

Chloë LAHAYE – Chargée d’Expertise – Pôle Entrepreneuriat – France Active Alsace :

Lorsque j’ai rencontré Monsieur RIEGERT, il venait de trouver l’emplacement de sa future boutique, finaliser la gamme de pâtisseries, de chocolats et de confiseries qu’il souhaitait proposer à sa clientèle, valider les derniers devis concernant les travaux pour le laboratoire, et constituer l’équipe qui l’accompagnerait à l’ouverture de la pâtisserie chocolaterie. 

La prochaine étape ? La validation et l’obtention de sa demande de financement. Le porteur avait donc besoin d’un partenaire qui l’aiderait à consolider son projet face aux banques. Nous nous sommes positionnés comme levier de confiance pour les différents partenaires bancaires afin d’aider Monsieur RIEGERT a obtenir son prêt dans de bonnes conditions.

Portrait de chloé Lahaye France Active Alsace
portrait de patrice meniz

Patrice, pourquoi le Crédit Agricole a-t-il souhaité soutenir ce projet ? 

Patrice MENIZ – Conseiller Commercial Pro – Crédit Agricole Alsace-Vosges

Le Crédit Agricole se veut être une banque universelle de proximité, accessible à tous, et avec la volonté d’étudier tous les
projets. Sur le marché des professionnels cela peut donc concerner le développement du tissu économique local (créations ou reprises d’entreprises) mais aussi du monde culturel et sportif par le biais d’association par exemple.

Au quotidien notre volonté est de contribuer au développement de notre territoire et d’accompagner les personnes qui y vivent, dans la concrétisation de leurs projets.

Lucas , comment avez-vous vécu l’accompagnement de France Active Alsace ? 

L’accompagnement de France Active Alsace a été primordial dans la réalisation de mon projet. Les différents échanges avec mon interlocutrice m’ont permis de me mettre en situation, de me poser les bonnes questions et d’avoir un nouveau regard sur la faisabilité de mon envie d’entreprendre. Je me suis rapidement rendu compte des difficultés de l’entrepreneuriat et le fait de me sentir accompagné par Madame LAHAYE, dans toutes les étapes de mon projet, m’a beaucoup rassuré. 

En plus de l’accompagnement j’ai pu voir à quel point la garantie France Active est un levier primordial et déterminant auprès des banques. En effet, entre les différents travaux d’aménagement et le matériel à acquérir, l’investissement de départ pour créer mon entreprise était très lourd. Grâce aux différents partenaires qui ont cru en moi et en mon projet, j’ai pu obtenir mon prêt bancaire.

Chocolaterie Patisserie Lucas – 5, rue du Moulin 68640 Waldighofen

Patrice, en quoi l’accompagnement de France Active Alsace vous a permis de consolider votre décision ? 

On a régulièrement des dossiers qui sont passés entre les mains de l’association. Quand un porteur de projet se présente dans notre établissement avec une note d’analyse faisant état d’une étude de faisabilité sérieuse et une garantie France Active Alsace sur le financement à venir, c’est un vrai plus dans l’analyse du dossier ! Ainsi, la confiance que nous portons sur le sérieux de l’accompagnement par France Active Alsace des créateurs/repreneurs d’entreprises conforte notre décision.

Chloë , que retenez-vous du projet de Lucas ? 

Du haut de ses 28 ans, ce passionné de pâtisserie a su briller tout au long de son parcours, autant durant ses études où il se positionnait comme Major de promo chaque année, que pendant les différents concours et émissions auxquels il a participé. 

Lorsqu’il m’a présenté son projet, Monsieur RIEGERT a réussi à me transmettre sa passion pour son métier à travers ses mots. C’était un réel plaisir que de pouvoir l’aider à faire en sorte qu’il puisse vivre de sa passion, transmise par sa grand-mère qui lui a donné les secrets du « Mille-feuilles », des « Forêts-Noires » et des « Vacherins Glacés ».

Denise ARNOLD

Présidente de Patrimoine et Emploi

Denise, pouvez vous nous en dire plus sur Patrimoine et Emploi ?

Depuis près de 20 ans, Patrimoine et Emploi permet à 22 personnes éloignées de l’emploi de reprendre pied par l’activité. En 2024, face à des défis de structuration et de trésorerie, l’association a sollicité France Active Alsace pour un soutien à la fois financier et stratégique.

Nous faisions face à une tension de trésorerie sérieuse, liée à des retards de versement de subventions. Le prêt à taux zéro a été une bouffée d’oxygène, et l’accompagnement nous a permis de poser les bonnes questions sur notre modèle.

Quels défis rencontre votre structure ?

Comme beaucoup d’acteurs de l’insertion, nous devons conjuguer qualité de l’accompagnement social et équilibre économique.
Cela implique de chercher des chantiers adaptés, d’ajuster nos moyens, et parfois de nous réinventer dans notre fonctionnement, qui plus est, en milieu rural.

 

Justement, quelles sont ces spécificités en milieu rural ?

L’insertion en zone rurale, c’est autre chose. Il faut composer avec un tissu économique plus restreint, une moindre densité d’opportunités, et des publics parfois très éloignés de l’emploi. On ne peut pas tout faire. Il faut identifier des activités compatibles avec le rythme et les capacités des personnes qu’on accompagne. Et cela suppose de travailler main dans la main avec les acteurs locaux.

 

Vous évoquez aussi la nécessité de “sortir de la vallée”. Que voulez-vous dire ?

Nous sommes très ancrés localement, mais pour assurer la pérennité de notre projet, il faut aussi regarder au-delà. Sortir de la vallée, c’est nouer des partenariats, construire de nouvelles synergies, renforcer notre visibilité.

 

Quel message souhaitez-vous faire passer ?

L’insertion est une richesse pour les territoires. Il faut l’entretenir, l’adapter, la soutenir. Et cela passe par une coopération active entre acteurs associatifs, collectivités, partenaires économiques et financeurs.