MPP : et si on passait aux couches lavables pour bébé?

27 Jan 2023

Depuis 2020, France Active Alsace est co-animateur de l’émission Même Pas Peur proposé par RCF Alsace. Cette émission donne la parole à des acteurs porteurs d’une initiative à impact positif sur le territoire.

Les épisodes sont réalisés en partenariat avec L’Arche à Strasbourg, Initiatives Durables, Siel Bleu, Start Up De Territoire Strasbourg, Caritas Alsace et France Active Alsace. Ils sont diffusés le vendredi à 19h45 et le dimanche à 17h15 et disponible en podcast sur le site de RCF Alsace !

Et si on passait aux couches lavables pour bébé?

Emission du 27 janvier 2023

Perçue comme une révolution dans les années 70, la couche à usage unique n’a plus la même réputation aujourd’hui : elle représente un gros budget pour les parents, elle consomme beaucoup d’énergie et elle est difficile à traiter et à éliminer … Jusqu’à la propreté, un enfant va en moyenne utiliser 3 800 couches !

Et si on passait aux couches lavables pour bébé?

Nelly OBER, de l’association Utileco nous présente Loulacouche : le premier service de couches lavables en location en Alsace du Nord …

Site web : http://www.utileco.alsace/loulacouche/

Denise ARNOLD

Présidente de Patrimoine et Emploi

Denise, pouvez vous nous en dire plus sur Patrimoine et Emploi ?

Depuis près de 20 ans, Patrimoine et Emploi permet à 22 personnes éloignées de l’emploi de reprendre pied par l’activité. En 2024, face à des défis de structuration et de trésorerie, l’association a sollicité France Active Alsace pour un soutien à la fois financier et stratégique.

Nous faisions face à une tension de trésorerie sérieuse, liée à des retards de versement de subventions. Le prêt à taux zéro a été une bouffée d’oxygène, et l’accompagnement nous a permis de poser les bonnes questions sur notre modèle.

Quels défis rencontre votre structure ?

Comme beaucoup d’acteurs de l’insertion, nous devons conjuguer qualité de l’accompagnement social et équilibre économique.
Cela implique de chercher des chantiers adaptés, d’ajuster nos moyens, et parfois de nous réinventer dans notre fonctionnement, qui plus est, en milieu rural.

 

Justement, quelles sont ces spécificités en milieu rural ?

L’insertion en zone rurale, c’est autre chose. Il faut composer avec un tissu économique plus restreint, une moindre densité d’opportunités, et des publics parfois très éloignés de l’emploi. On ne peut pas tout faire. Il faut identifier des activités compatibles avec le rythme et les capacités des personnes qu’on accompagne. Et cela suppose de travailler main dans la main avec les acteurs locaux.

 

Vous évoquez aussi la nécessité de “sortir de la vallée”. Que voulez-vous dire ?

Nous sommes très ancrés localement, mais pour assurer la pérennité de notre projet, il faut aussi regarder au-delà. Sortir de la vallée, c’est nouer des partenariats, construire de nouvelles synergies, renforcer notre visibilité.

 

Quel message souhaitez-vous faire passer ?

L’insertion est une richesse pour les territoires. Il faut l’entretenir, l’adapter, la soutenir. Et cela passe par une coopération active entre acteurs associatifs, collectivités, partenaires économiques et financeurs.